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Maman et carrière : stop à la culpabilisation !

Family in Superhero costumes
 
En 2020, les femmes représenteront près de la moitié de la population active Française (48,1% pour être exact). Avec le taux de natalité le plus élevé d’Europe (1,87 enfants par femme), conjuguer vie professionnelle et vie de famille relève souvent du parcours du combattant et peut engendrer un sentiment de culpabilité chez certaines mamans. Focus sur un phénomène qui perdure malgré les évolutions de la société.

 
Se lever, préparer le petit-déjeuner, déposer les enfants à la crèche, faire sa journée de travail, rentrer et s’occuper de ses rejetons … La journée d’une maman qui travaille est bien remplie même si le partage des tâches avec le conjoint est globalement équilibré. Une maman aura tendance à prendre en charge l’essentiel des tâches liées à ses enfants “Alors que les jeunes couples partagent les corvées de lessive, on voit que la femme prend spontanément en charge tout ce qui touche bébé, notamment l’entretien de la layette. Et c’est le début de l’engrenage”, évoque Jean-Claude Kaufmann (1) dans ses travaux. Une réalité qui pousse les mamans à devenir des super-women ou le moindre écart engendre une certaine culpabilité.
 
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L’importance du regard des autres dans la culpabilité
 
“Être graphiste dans une agence de communication demande une certaine flexibilité, d’autant plus quand on est maman. Il arrive que des clients aient des demandes urgentes en fin de journée et ce pour un rendu le lendemain matin … Dans ce cas, impossible de récupérer les enfants chez la nounou dans les temps et la soirée s’accélère entre le trajet travail-nounou-maison, le bain et le dîner. Quand cela se produit je me sens coupable de ne pas passer plus de temps avec eux. Encore plus quand ma fille me demande de l’accompagner aux sorties scolaires et que je ne peux pas. Comment font les autres mamans ?” témoignage Sophie, graphiste, maman de deux filles (6 ans et 3 ans).
 

Comme Sophie, de nombreuses mamans se comparent entre elles, source de culpabilité quand nous avons le sentiment que les autres font mieux que nous. La pression de la société a un rôle majeur dans la culpabilité des jeunes mamans. Pour sortir de ce sentiment, la psychologue Nicole Prieur conseille de créer sa propre définition de maman, celle qui correspond à ses valeurs personnelles et ses capacités et ainsi faire le deuil de la mère parfaite “En se forgeant sa propre représentation de mère, la maman sera moins fragilisée par les attentes des autres. C’est une légitimité que l’on se donne. Et plus on est soi devant son enfant, plus c’est structurant pour lui car on lui envoie ce message : deviens ce que tu es, et non ce que les autres attendent de toi” partage, Nicole Prieur (2).

 
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L’épanouissement de la maman, un facteur déterminant au bonheur d’un enfant.
 

Selon une étude de l’université new yorkaise de Columbia (3), les inconvénients liés à la reprise du travail après le congé maternité sont compensés ensuite par un certain nombre d’avantages. En effet, une maman qui travaille aura tendance à être plus épanouie qu’une maman au foyer et ainsi montrer un peu plus de “sensibilité maternelle”. De plus, le revenu supplémentaire permet d’avoir un confort et niveau de vie plus élevé pour l’enfant. Il faut arrêter de penser qu’une maman qui travaille est absente et ne passe pas suffisamment de temps avec ses enfants. Ce qui compte le plus pour un enfant n’est pas le temps que l’on passe avec lui mais l’attention qu’on lui donne au quotidien. Alors arrêtons de culpabiliser !
 

Certes la séparation a été dure mais je suis heureuse de les retrouver le soir, de passer du temps de qualité à leurs côtés quelle qu’en soit la durée, de partager des activités les week-end et pendant les vacances. Travailler est important pour mon équilibre au côté de ma famille. Il ne faut pas oublier que nous sommes aussi femme, compagne, amie, bref que je suis moi et que tous ces éléments font de moi la femme que je suis aujourd’hui et donc la maman que je suis.” évoque Margaux, architecte d’intérieur, maman d’un garçon (4 ans) et d’une fille (1 an).
 
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(1)https://www.lexpress.fr/styles/enfant/travail-famille-comment-font-les-femmes-en-vrai_1290277.html
(2)https://www.magicmaman.com/,pourquoi-a-t-on-toujours-un-sentiment-de-culpabilite-quand-on-est-maman,3281,2306184.asp
(3)https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2010/aug/01/babies-dont-suffer-working-mothers


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