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Vivre, c’est vieillir… Bien vieillir, c’est vivre…rien de plus !

2019-04-10blog
 
Rien de plus naturel que de vieillir. Vivre, c’est vieillir ! Pourtant, il n’y a jamais eu autant de recommandations, de conseils et de recettes clés en main sur “comment vieillir”, et surtout “comment bien vieillir” !
Depuis plus de 20 ans, chez O2, nous faisons tout notre possible pour que “bien vieillir” soit avant tout vieillir comme vous l’avez choisi. Rencontre avec Véronique Cayado, docteure en psychologie, spécialiste du vieillissement.


 
D’ici 2070, l’augmentation de la population française serait moins liée au nombre de naissances qu’au fait que l’on soit plus nombreux à vivre plus longtemps. Autre fait notable, la part des personnes “très âgées” connaîtra la plus forte croissance, avec un nombre de centenaires qui pourrait passer de 15 646 personnes en 2019 à 270 000 individus. Quel regard portera la société sur la question des seniors ?
 
Cette configuration démographique inédite dans l’histoire de l’humanité réinterroge la place de la vieillesse tant au niveau collectif et de l’organisation sociale que des trajectoires individuelles. La vieillesse devient une tranche de vie à part entière. Ces évolutions majeures s’accompagnent de nouveaux modèles de vieillesse. Ainsi, parle-t-on désormais de “seniors” et de “bien vieillir”. “Bien vieillir”… Mais que signifie exactement cette expression ? Pourquoi l’ajout d’un tel préfixe positif devant le mot vieillir ? Est-ce à dire que la vieillesse ne l’est point, elle, positive ?
On retrouve déjà la notion de bien vieillir dans le milieu du XXème siècle. Le vieillissement dit “positif”, était caractérisé par la préservation, malgré l’avancée en âge, des capacités physiques et cognitives, et ce, en raison du maintien d’un niveau élevé d’engagement social et d’activités de la part des individus à la retraite. Plus tard, sont apparus les concepts de “vieillissement réussi”, de “vieillissement actif”, de “vieillissement en santé” et de “bien vieillir”, qui ont grandement inspiré les programmes de santé publique et de prévention.
 
Depuis, l’expression s’est largement diffusée dans tous les secteurs de la société, à tel point que certains parlent de la tyrannie du bien vieillir. Chacun y va de sa prescription sur la manière de parvenir à cet état de bonne vieillesse.
 
Et aujourd’hui, qu’entend-on par “bien vieillir” ?
 
Pour les politiques de santé, bien vieillir consiste à se prémunir contre les effets négatifs du vieillissement en adoptant les bons comportements en matière d’alimentation, d’activités physiques et sociales, ou encore d’aménagement du logement.
 
Bien vieillir prend alors la forme d’une lutte contre les signes du vieillissement biologique – une lutte où les moyens et les finalités se confondent. Il s’agit de préserver sa santé et son autonomie en étant actif, productif et socialement engagé afin de continuer à être actif, productif et socialement engagé.
 
Répondre à cette exigence, c’est s’inscrire dans la bonne vieillesse, celle qui consiste à “vieillir jeune”, c’est-à-dire à conserver malgré l’âge les attributs de l’individu physiquement et socialement actif.
Mais le vieillissement n’est pas un état fixe. C’est un processus qui commence bien avant 65 ans et qui se poursuit au-delà de l’état de vieillesse active et autonome prôné par le modèle du bien vieillir.
 
N’est-on vieux que par l’altération de ses capacités ? A quel moment peut-on dire que l’on est vieux ?
 
Prenons le cas de Monsieur B., âgé de 82 ans, qui est un grand amateur de jardinage. Par deux fois, celui-ci chute dans son jardin. Ses enfants, qui craignent la chute de trop, lui demandent d’arrêter cette activité jugée trop dangereuse pour lui. Il devient trop vieux pour jardiner. Mais trop vieux à quels niveaux ?
 
Qu’est-ce qui fait de lui un vieux ? Un état de plus grande vulnérabilité physique ? L’image d’impuissance que lui renvoie bien malgré lui son entourage ? L’arrêt d’une activité qui donnait du sens à la vie et qui constituait une part importante de son identité ?
 
Un peu de tout cela. On n’est pas vieux que de l’altération de ses capacités. On est vieux aussi, et peut-être avant tout, quand les autres, la société nous désignent ainsi et que l’on se regarde avec ces yeux-là. Dans le cas de Monsieur B. comme très souvent, la mise en place d’une aide à domicile intervient comme le révélateur de son état de vieillesse. Comme le passage d’un état à un autre. Pourtant, il est possible, et largement souhaitable, de composer, avec la personne aidée, ses proches et un professionnel, comme O2, l’accompagnement idéal selon ses choix et ses aspirations. La première question qu’un professionnel se doit de poser est celle des attentes de la personne aidée. Chez O2, parce que la question du “bien vieillir” est travaillée en profondeur, nous sommes conscients des changements de vie que peut impliquer le vieillissement. Des changements qui ne sont pas toujours faciles à accepter pour soi-même comme pour ses proches.
 
Mais ce n’est pas parce qu’on ne peut plus tout faire comme avant que l’on ne peut plus rien faire !
Pouvoir vivre chez soi constitue un cadre de vie privilégié et nous avons à coeur d’être à vos côtés pour vous faciliter le quotidien.


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