Devis Express

Charge mentale

Creative and analytical thinking concept

Pas encore à l’équilibre…



Rentrer à la maison et recommencer une journée de travail. Boucler un dossier professionnel et penser à l’inscription au tennis du petit dernier qu’on a oublié d’envoyer. Partir au bureau et lister mentalement la liste des courses pour le dîner de ce soir. Ces petites situations quotidiennes, bien connues de la plupart d’entre nous portent un nom : la charge mentale. Depuis les années 90 et l’apparition du concept sociologique de charge mentale, les lignes ont-elles vraiment bougé ? O2 et Ipsos ont posé la question aux français.

 

« Fallait demander… » « Je peux t’aider ? » Ces simples mots, entendus très souvent au sein d’un couple, parlent d’eux-mêmes. L’un des deux partenaires considère l’autre comme « responsable en chef » des tâches domestiques. Un ou une chef(fe) et un ou une exécutant(e). Sur le papier, pas de problème, mais la réalité est toute autre. « Organiser, planifier, gérer, ce sont des activités mentales complexes qui mobilisent beaucoup d’attention et de ressources cognitives » explique Véronique Cayado, docteure en psychologie, membre de l’Institut Oui Care :

« Dans la vie professionnelle, on fait bien la différence entre la gestion de projet et la participation aux projets, ce sont deux missions différentes et deux charges de travail bien distinctes. Dans la vie privée, celui ou celle qui prévoit et structure les actions pour le foyer, participe aussi pleinement à leur réalisation et leur suivi ».

 

Pression professionnelle, pression de la vie quotidienne, pression de la tâche ménagère… arriver à tout mener de front. Même si les choses ont largement évolué depuis les premières études sur la charge mentale et les travaux des sociologues Monique Haicault et Danièle Kergoat dans les années 80 et 90, la répartition des tâches quotidienne reste encore largement genrée. En effet, si l’on comprend bien la charge mentale comme étant la charge cognitive liée à la planification additionnée à la réalisation de ces tâches, on peut encore affirmer aujourd’hui, à la lumière du sondage O2/Ipsos, que les femmes y sont généralement plus exposées que les hommes.

 

Autre symptôme intéressant, pour 46% des femmes, la charge mentale est associée à l’arrivée d’un enfant là où les hommes la relient à l’entrée dans la vie active. Ce chiffre illustre parfaitement la différence de perception et de répartition de la charge mentale entre l’homme et la femme. L’homme comprendrait davantage la charge mentale comme un stress ou une préoccupation mentale constante… liée à son activité professionnelle. Pour la femme, en revanche, c’est bien l’addition de la vie professionnelle et de la vie personnelle – les enfants – qui provoquent une charge mentale pesante. A noter que 62% des femmes souhaitent que les choses changent alors que 69% des hommes sont satisfaits du partage de la gestion du quotidien… Un chiffre qui fait réfléchir…

 

La charge mentale, c’est le fait de toujours devoir y penser.

 

Racheter des pantalons pour Antoine, faire les rappels du vaccin, recouvrir les livres de classe, prévoir de racheter des yaourts, trouver une nounou… Autant de tâches qui ne se voient pas, qui ne se mesurent pas. La preuve en est : 46% des hommes déclarent s’occuper naturellement de la gestion du quotidien. Pourtant, lorsqu’on se promène sur les forums et les réseaux sociaux, les témoignages sont très différents. L’exemple de Justine, glané au détour d’une conversation digitale :

« J’ai demandé à mon conjoint de sortir le biberon du lave-vaisselle quand il sera fini. J’ai bien retrouvé le biberon sur la table… et le lave-vaisselle encore plein de la vaisselle propre. » CQFD. Mais tu ne m’as pas demandé… Dit autrement, tu es celle qui doit y penser… tu es celle qui porte la charge mentale. Parfois, certaines voix s’élèvent, avançant la préférence, voire même l’inné.
Même si le chemin parcouru est important depuis les années 80, il reste encore du travail pour atteindre l’équilibre dans les tâches quotidiennes du ménage. Commençons par tous être conscients que le travail invisible qui consiste à tout planifier et tout organiser est lui aussi, à prendre en compte.

 
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Séverine G. Assistante-ménagère chez O2, à Roubaix.

 

Mon job ? alléger la charge mentale de mes clients !

« Quand je m’occupe d’une maison, je sais que les personnes qui y habitent comptent sur moi pour améliorer leur quotidien, pour prendre en charge une grande partie dont ils ne doivent plus se soucier. Ce que j’aime ? Que mes clients rentrent chez eux heureux et détendus parce que leur maison est propre et sent bon. Si j’ai le temps, j’essaie toujours de faire un « petit plus », le petit truc auquel ils ne s’attendent pas ou auquel ils n’ont pas pensé. Faire tremper un bout de robinet dans le vinaigre ou changer l’eau d’un vase par exemple. Je me souviens d’une maman rentrant stressée parce qu’elle devait emmener son fils chez le médecin. Quand elle a vu que j’avais entièrement nettoyé leur salle de bains, en travaux, chose qu’elle avait prévu de faire elle-même… en plus du reste. J’ai vu une immense reconnaissance dans ses yeux et son merci en disait long sur la charge mentale qui pesait sur elle. »
 

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Et les repas…

« Ah mais moi, je cuisine ! » annonce fièrement Rémi, papa de 3 enfants. « C’est vrai » confirme Sarah « Rémi fait toujours les repas lorsque nous recevons des amis. Il adore ça et il est très doué. » Et au quotidien ? Le dîner des enfants, celui qu’il fait assurer chaque soir, qui s’en occupe ? Celui qui doit être équilibré, cuisiné et savoureux ? Pour tous les jours, c’est moi » confesse Sarah. Cette routine quotidienne, O2 vous propose de s’en occuper. Le tout nouveau livre de recette de tous les jours, édité par O2, permet à votre assistante ménagère de préparer les repas familiaux, selon vos goûts.
 

Mettre les pieds sous la table, c’est possible, pourquoi ne pas en profiter ? Pour en savoir plus, contactez votre agence au 02 43 72 43 44.

 
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L’analyse des résultats de l’étude IPSOS/O2 Care Services sur la Charge Mentale par le sociologue au CNRS Jean-Claude Kauffmann

« La charge mentale est une notion assez nouvelle, qui n’est pas encore très bien comprise par tout le monde. Les hommes disent la ressentir, mais ont tendance à l’associer au monde du travail, au surmenage et au stress professionnel, au risque de burn-out par exemple.
 
Le terme de charge mentale renvoie chez les femmes à quelque chose d’autre : le fait de devoir penser à mille choses à la fois pour la famille, de prévoir, d’organiser l’essentiel de ce qui se passe dans la maison. Tout cela en pensant bien sûr à leur travail. C’est la thématique bien connue de la double-journée. 61% des hommes n’ont pas conscience de la charge mentale domestique des femmes. Les activités masculines relatives au foyer relèvent moins de la gestion du quotidien et peuvent parfois même être assimilées à des loisirs.
 
Les femmes, elles, sont généralement au cœur de l’intendance du foyer et les activités qui leur échoient sont d’une toute autre ampleur. D’où la charge mentale dont elles sont victimes, car elles doivent à la fois faire l’essentiel, et toujours anticiper, réfléchir à la résolution des problèmes, coordonner la logistique de l’ensemble. Elles portent donc les angoisses de leurs responsabilités ce qui peut produire de fortes insatisfactions.
 
Les Français voudraient lâcher prise mais ils ne savent pas comment faire. Ils n’ont l’idée de recourir aux services à la personne que lorsqu’il y a un dysfonctionnement majeur (fatigue, maladie) ou qu’une compétence leur fait défaut (bricolage). Pris dans la reproduction des routines quotidiennes, ils ont du mal à prendre le recul nécessaire pour imaginer une autre forme de fonctionnement familial. »


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