Le journal Le nouvel économiste du 29 avril a réalisé un cahier spécial sur le travail au noir. A cette occasion, Guillaume Richard, PdG du Groupe O2 a été interrogé sur le sujet.
« Lutter contre les idées reçues »
« Les Français ne sont pas des tricheurs, ils sont simplement mal informés et persistent dans de mauvaises habitudes !
Le recours au travail au noir dans les services à la personne est en effet une aberration car tout le monde y perd : pour l’utilisateur du service, c’est plus cher (car il existe depuis une vingtaine d’années une réduction ou un crédit d’impôt de 50 % des sommes dépensées) et extrêmement risqué (jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45000 euros d’amende).
Pour le travailleur, si on prend tout en compte (congés payés, prime journalières en cas de maladie ou maternité… ), c’est financièrement moins intéressant que le travail déclaré et cela revient à renoncer à des garanties fondamentales pour sa protection sociale, ses droits à la formation et à la retraite.
Pour l’Etat, cela correspond à des recettes fiscales et sociales en moins et cela freine la création de milliers d’emplois déclarés, stables et non délocalisables. Ainsi, que ce soit à titre personnel ou à titre collectif, le travail au noir ne présente aucun intérêt.
La seule explication de la persistance de cette pratique est donc un manque criant d’information. C’est pourquoi il vaut mieux informer le grand public et lutter contre les idées reçues. »
En savoir plus : www.stop-travail-au-noir.fr

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29 avril 2010







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